ASDHOM
Paris le 18 juillet 2007
Le Comité de Rédaction de l’hebdomadaire « Al Watan Alane » a annoncé l’arrestation de son directeur de publication Abderrahim AL HARIRI à son domicile, le mardi 17 juillet à 7h du matin et du journaliste Mustapha HOURMATALLAH dans la journée.
Il y a quelques jours ce fut le cas de Mustapha Alaoui, le directeur de Al
Ousboue.
Une perquisition a eu lieu dans les locaux de l’hebdomadaire ; des archives ont été saisies, ainsi que l’ordinateur personnel du directeur…
Ces arrestations et perquisitions seraient intervenues, suite à la publication de l’Hebdomadaire d’un dossier sur les raisons du relèvement du niveau de l’état d’alerte que connaît de Maroc, face aux menaces terroristes.
L’ASDHOM dénonce ces atteintes délibérées à la liberté d’expression et le harcèlement dont sont victimes les journalistes pour les empêcher d’exercer librement leur métier.
Hier, des manifestants du 1er Mai ont été arrêtés et condamnés pour « atteinte aux valeurs sacrées ». Les mouvements pacifiques de solidarité ont été sévèrement réprimés et aujourd’hui c’est encore sous prétexte de publication de documents portant atteinte à la Défense nationale que des journalistes sont arrêtés.
Les autorités marocaines assument des discours totalement opposés et éprouvent des difficultés sérieuses à tenter de tourner la page. Cela ne nous étonne pas : les autorités pratiquent les mêmes méthodes que par le passé. Persistent et signent.
Les dirigeants du pays vont-ils se décider à murir et à respecter les valeurs humaines universellement reconnues et qui obligent l’Etat ? Vont-ils enfin pouvoir s’immuniser contre les arrestations arbitraires, interdictions et dispersions de rassemblements pacifiques, procès fabriqués, emprisonnements de démocrates et de journalistes… Et comprendre que le droit appartient à tous les citoyens.
L’ASDHOM exige la libération des deux journalistes arrêtés et de tous les prisonniers d’opinion.
Le Bureau Exécutif de l’ASDHOM